Eric Woerth est à l'évidence un ministre en sursis. Il affaiblit tout le gouvernement et le projet de réforme des retraites lui-même.
Lundi, 30 AoĂ»t 2010 13:59    PDF Imprimer Envoyer
Nantes ne se contente pas de "coups culturels"
Actualités locales
Un dossier sur la culture à Nantes est paru dans le numéro de septembre de la revue d'art l'Oeil. Jean-Marc Ayrault s'exprime longuement sur ce qui a fait de Nantes l'une des villes les plus dynamiques sur le plan culturel, revenant sur les événements marquants, passés, présents et à venir. vous pouvez retrouver cet entretien, réalisé par M. Robert et f.-C. Castelain, ci-dessous.
 
Les Folles Journées, Estuaire, Les Allumées... le député-maire de Nantes sait compter sur un programme culturel ambitieux, soutenu par des institutions de qualité.
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L'Oeil: Nantes est aujourd'hui l'une des villes les plus dynamiques sur le plan culturel. Comment en est-elle arrivée là ?

Jean-Marc Ayrault : La culture est un choix majeur que j'ai effectué dès 1989 à mon arrivée à la mairie. Nantes était alors une ville à l'image terne, frappée par la fermeture de ses chantiers navals, où il ne se passait pas grand-chose sur le plan culturel. La ville s'était renfermée sur elle-même. De ce fait, elle ne faisait guère parler d'elle. Aujourd'hui, Nantes est devenue la sixième ville de France et elle a changé, car elle dispose d'un potentiel énorme que la culture a réveillé.

Comment percevez-vous l'impact de la culture sur la ville ?

La culture libère une collectivité comme elle libère un individu. Elle est une opportunité, un dépassement de soi, de ses inquiétudes, de ses a priori. Une ville véhicule un imaginaire collectif. Je me suis interrogé : à Nantes, quel était l'imaginaire collectif? Il est nécessaire que les habitants aient un récit commun. À chaque étape de son histoire, une nation, une collectivité s'interroge sur son évolution. La France, qui se sent universelle, éprouve ainsi des difficultés à se retrouver aujourd'hui, car son influence n'est plus la même qu'autrefois. L'individu a besoin d'un imaginaire et d'un horizon national, mais aussi d'un imaginaire propre à son territoire.

Nantes n'est ni Rennes ni Angers. C'était une cité portuaire. Elle le reste. On le voit dans son architecture, dans sa cuisine marquée par les produits de la mer, par son patrimoine végétal et les collections botaniques des jardins de la ville... Sa devise est d'ailleurs : « Favet Neptunus Eunti » (Neptune favorise ceux qui partent, ceux qui osent). C'est-à-dire les marins, les amoureux du monde.

Quel a été le premier geste culturel fort de la commune?

 Le premier événement qui a eu un impact profond sur Nantes et les Nantais a été « Les Allumées », précurseur des Nuits blanches à Paris dont Jean Blaise a d'ailleurs conçu la première édition. Le principe consistait à inviter à Nantes une ville avec ses artistes. Barcelone a ainsi investi nos friches industrielles, ou nos lieux institutionnels en les métamorphosant. On déambulait dans la ville transformée en livre ouvert. C'était révolutionnaire en 1990. Nous avons également reçu, entre autres, Buenos Aires, Leningrad avant qu'elle ne redevienne Saint-Pétersbourg. En revanche, nous avons annulé la visite de La Havane. À chaque édition, nous organisions des débats sur l'urbanisme, la société... Les Cubains ont refusé de se prêter au jeu. Nous n'avons pas cédé. Cela nous a coûté de l'argent, mais nous avons assumé ce choix politique. Avec les Allumées, nous avons alors vu que les Nantais de tous les milieux allaient à la rencontre des artistes, dans des endroits improbables, les chantiers navals désaffectés... La curiosité était aiguisée et la ville éveillée.

Pour revenir à l'imaginaire de la ville, Cargo 92 a dû être, à cet égard, une opération exemplaire ?

C'est en effet un bon exemple d'opération culturelle en phase avec l'identité de la ville.

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Vendredi, 27 AoĂ»t 2010 11:09    PDF Imprimer Envoyer
Nantes Ă  l'honneur Ă  la Biennale d'architecture de Venise
Actualités internationales
Dominique Perrault, Commissaire du Pavillon Français de l'Exposition Internationale d'Architecture de Venise, a choisi Nantes parmi cinq métropoles françaises en pleine métamorphose pour présenter le savoir-faire hexagonal.
 
Pour Jean-Marc Ayrault, qui a pu découvrir l'exposition avant son ouverture au public, "notre métropole bénéficie ainsi d'une véritable reconnaissance internationale, pleinement méritée".

L’architecte et urbaniste, bâtisseur du Palais de Justice de Nantes et du futur Musée Dobrée, de renommée internationale depuis la création de la BNF en 1989, est en effet parti à la recherche des grands chantiers emblématiques et exemplaires des métropoles françaises.
 
Vingt films, seize écrans démultipliés par des miroirs, des cartes de géographie, montreront à quoi ressemblent ces métropoles en mouvement, au travail, la nuit, sur l'autoroute, «de leur condition urbaine à leur condition humaine », souligne Dominique Perrault. Au pavillon français, le visiteur pourra découvrir la métropole Nantes/Saint-Nazaire: les projets Ville-Port, de l'Ile de Nantes et d'EuroNantes, ainsi que la collection permanente d'Estuaire au travers des seize courts métrages signés Gaétan Chataigner, récits d'un territoire en mutation où l'art et la culture sont vécus comme facteur de cohésion et de créations d'activités.

La Biennale de Venise, qui se tient du 29 août au 21 novembre, est un événement international incontournable.  La précédente édition avait attiré près de 130 000 visiteurs.