Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy était en déplacement à Bordeaux sur le thème de la lutte contre la fraude sociale. Désormais, le Président sortant, -le candidat-, choisit ses thèmes pour être réélu ! Aujourd’hui, c’est la fraude à la Sécurité sociale, un appel du pied à peine masqué aux députés UMP de la Droite populaire.
Mais qui est pour la fraude et contre le respect des lois? On ne peut être que pour l’exemplarité. Mais attaquons nous aux vrais problèmes. Pour rappel, le Snui, le syndicat des impôts, évalue à 40 milliards d’euros cette fraude. Ce chantier va-t-il être entrepris ? Certains laissent entendre que lorsque l’on aura un arrêt maladie, on sera déjà coupable, malade et coupable c’est le comble !
Toujours en quête d’économies de bouts de chandelles pour boucler un budget marqué par l’injustice sociale, voilà que le gouvernement instaure la double peine pour les malades ! Vous êtes salarié du privé ? Vous avez l’outrecuidance d’être en arrêt maladie ? Vous serez 4 jours en carence : malade et sans salaire !
Au nom d’un prétendu « effort partagé », les fonctionnaires auront eux le privilège de ne pas être payés durant une journée d’arrêt maladie. Belle avancée sociale !
Le président et le gouvernement poursuivent leur politique d’économies à courte vue mais ils n’oublient pas d’enfoncer un coin entre fonctionnaires et salariés du privé. Nous voyons les valeurs de la Sarkozie une fois de plus à l’oeuvre : diviser les Français, s’attaquer aux plus faibles d’entre eux, désigner des boucs émissaires. Hier les « assistés », les chômeurs ou les mauvais Français, aujourd’hui les travailleurs malades, à qui le tour demain ?
Dans le même temps, lors d’une offensive bien coordonnée, Nicolas Sarkozy dénonce la fraude sociale et les « tricheurs », avec des arrière pensées aux relents bien nauséabonds.
Il faut certes lutter contre la fraude, mais est-ce en punissant tous les salariés en arrêt maladie, en faisant porter la suspiscion sur chacun d’entre eux que l’on résout le problème? A la mauvaise foi -puisque l’on sait que cette fraude, que nul ne saurait cautionner, ne représente qu’un millième des dépenses sociales de notre pays-, le Président ajoute l’impudence.
Suprême tour de passe passe, il ose en effet invoquer la défense du modèle social français, lui qui n’a de cesse de le détricoter; il prétend se référer à l’esprit de 1945, lui qui ne cesse de le trahir: il ose se poser en protecteur de notre modèle social unique au monde, lui qui piétine sans vergogne les idéaux de justice et de solidarité du Conseil national de la résistance!
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Oui, je ne l’aime pas mais il est quand même bien supérieur à notre candidat.