Le projet de François Hollande: 60 engagements pour la France

“Un grand débat va se dérouler dans le pays. Pour lui donner tout son sens, j’ai voulu formuler des propositions précises, que je vous soumets. Ce sont mes engagements. Je les tiendrai.”

François Hollande

>> Le projet sur le site de François Hollande  

 Les 4 parties :
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Les états d’âme présidentiels ne nous intéressent pas!

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J’étais ce matin l’invité de Christophe Barbier sur i télé. L’occasion pour moi de le redire: la France peut se relever mais dans un effort qui soit équitablement partagé; c’est ce que propose François Hollande avec notamment une grande réforme fiscale pour que ce soit le travail qui soit favorisé et non le capital comme c’est le cas aujourd’hui.

Ce ne sont pas les éventuels états d’âme du Président qui intéressent les Français mais la situation de la France qui s’est détériorée!

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Une semaine fondatrice de l’espérance pour la France

J’étais hier soir l’invité de BFMTV pour commenter le grand discours qu’a prononcé François Hollande au Bourget. Un cap y a été clairement franchi. On ne peut pas continuer avec la société de privilèges actuelle, et cette semaine est une semaine fondatrice de l’espérance pour la France!

Puis j’ai enchaîné avec le “face à face” avec Xavier Bertrand

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François Hollande à Nantes, une visite sous le signe de la culture et du débat

François Hollande était aujourd’hui en visite à Nantes, invité des biennales internationales du spectacle (BIS), l’occasion pour lui de développer sa vision, et de définir la culture comme un enjeu majeur. Retour sur les moments forts de son discours en vidéo:

Puis ce fut l’ouverture des “journées de Nantes”, organisées par le Nouvel Observateur. Le premier débat réunissait Stéphane Hessel, entre autres  l’auteur du manifeste « Indignez-vous », vendu à plus de 2 millions d’exemplaires et François Hollande.

«Je ne vois pas d’autre homme de gauche pour être président »,  a lancé l’ancien résistant. “Je sens dans la façon de présenter les problèmes de François Hollande précisément cette volonté à laquelle j’ai été particulièrement sensible, chez deux hommes qui ont marqué ma vie, tous les deux résolus et courageux”… Charles de Gaulle et Pierre Mendès-France.

Retour en photos sur cette belle rencontre:

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Nicolas Sarkozy au sommet de l’échec

Nicolas Sarkozy  déclare ce matin lors du sommet social «la gravité de la crise nous impose de prendre des décisions ».

Mais qu’a-t-il donc fait ? le 26 avril 2007 sur France 2, il faisait cette promesse: « Je veux m’engager pour le plein emploi : 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat. Et ce travail on nous demande pas une obligation de moyens, mais une obligation de résultats. Si on s’engage sur 5% de chômeurs et qu’à l’arrivée il y en a 10, c’est qu’il y a un problème (…) c’est que j’ai échoué, et c’est aux Français d’en tirer les conséquences »

5 ans après sa déclaration voici les résultats :
1 million de chômeurs supplémentaires. 1000 chômeurs de plus par jour. Au jour de la présidentielle le taux de chômage atteindra les 10%.

Il a échoué. Les Français en tireront les conséquences.

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Les efforts du Premier ministre pour minimiser la dégradation du AAA sont pathétiques

Les efforts du Premier ministre pour minimiser la dégradation du AAA de la France, pourtant considéré par M. Sarkozy comme « le trésor national » à défendre coûte que coûte, sont pathétiques. L’honneur d’un gouvernement est d’assumer ses échecs et d’en tirer les conséquences. M. Fillon a manqué à cette dignité. Toute son intervention a consisté à se défausser de ses responsabilités pour dénigrer François Hollande et l’opposition qui depuis cinq ans n’ont cessé de mettre en garde contre la faillite auquel nous conduisaient les choix hasardeux de MM. Sarkozy et Fillon.

Mais le plus accablant pour les Français est d’entendre le Premier ministre leur dire que tout va continuer comme si de rien n’était. Qu’on va aller encore plus loin, encore plus fort dans cette politique de gribouille qui nous a jetés dans la récession, le surendettement et la dégradation.

Les « réformes structurelles » et « les ajustements » que nous annonce M. Fillon pour le sommet social, la TVA à 24%, la fin de la durée légale du travail, sont la nouvelle tunique d’un troisième plan d’austérité qui fera porter aux Français le prix de la dégradation du pays, comme c’est le cas depuis 5 ans. Ni la justice, ni la croissance, ni le redressement productif ne sont à l’ordre du jour sarkozyste.

N’est pas de Gaulle qui veut. Non seulement le pouvoir se fait désormais dicter sa politique dans les agences de notation, mais il n’a plus la crédibilité pour parler d’égal à égal avec l’Allemagne afin d’opérer la nécessaire réorientation des choix européens.

Quand un pouvoir faillit à ce point, quand il est impuissant à rassurer son peuple, ses partenaires et les investisseurs, l’intérêt national est d’en changer maintenant.

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Un sentiment d’humiliation

AFP Stan HondaLa dégradation de la note de la France engendre un sentiment d’humiliation.

Elle est la rançon d’un quinquennat calamiteux qui a affaibli la crédibilité du pays. Elle est la faillite d’une gestion erratique qui a fait exploser la dette et conduit à la récession. Elle est la conséquence d’une politique européenne qui a échoué à rétablir la confiance des peuples comme des investisseurs.

M. Sarkozy restera comme le président qui a dégradé la France.

La hausse des taux d’intérêts, ce sont des dettes supplémentaires pour l’Etat et pour les collectivités territoriales, c’est une charge financière de plus pour les Français, ce sont des entreprises qui ne peuvent plus accéder au crédit, c’est du temps et de l’argent gaspillé pour redresser le pays.

Sans doute les agences de notation ont-elles un poids excessif. Elles se sont beaucoup trompées et doivent aussi balayer devant leur porte. Mais cela ne peut suffire à exonérer la responsabilité politique qui a conduit à cette dégradation.

Il y a cinquante ans, le général de Gaulle refusait que la politique de la France se fasse « à la corbeille ». Aujourd’hui avec Nicolas Sarkozy, elle se joue dans les agences de notation.
Si elle veut retrouver la maîtrise de son avenir, il est urgent que la France, mais aussi l’Europe, change de politique.

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La solidarité, c’est l’un des piliers fondamentaux de notre pacte républicain

J’ai ouvert ce matin le congrès national de la FNARS, la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale qui regroupe 850 associations et organismes publics qui, ensemble, gèrent plus de 2 700 établissements et services au service des plus démunis.

Je suis heureux que la FNARS ait choisi Nantes pour, 2 jours durant, réinterroger la notion de solidarité : cette valeur essentielle, souvent invoquée, trop fréquemment galvaudée, mérite davantage qu’une compassion de façade, ou des gesticulations médiatiques, auxquelles on assiste malheureusement, au gré des faits divers.

La solidarité, c’est l’un des piliers fondamentaux de notre pacte républicain, cette «fraternité» qui suit la liberté et l’égalité. Sans la Fraternité, la Liberté et l’Egalité ne suffisent pas. Elle les associe et les cimente en une cause commune, celle de la solidarité mutuelle qui réunit les intérêts et les sentiments, les efforts et les espérances en la justice sociale.

Selon l’INSEE, plus de huit millions de personnes vivent aujourd’hui en France sous le seuil de pauvreté, avec moins de 950 euros par mois, soit 13,5% de la population française, en augmentation de 0,4% depuis 2006. Plus frappant encore, le taux de pauvreté des enfants de moins de 16 ans a bondi de plus de 3%, atteignant le nombre indécent de 2,15 millions d’enfants pauvres en France.

Cette situation dans un pays comme le nôtre est intolérable.

Il est inscrit dans les articles 10 et 11 du préambule de notre Constitution : « La Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ».

Ceux que l’on aide ainsi ne sont pas des assistés, des profiteurs ou des fraudeurs : les pauvres n’ont pas choisi d’être pauvres. Ils ont le visage de ces ouvriers au chômage, dont l’usine a fermé. De ces jeunes qui galèrent, de stages en petits boulots. De ces mères célibataires, auxquelles on impose des temps partiels fractionnés. Ils connaissent trop bien la valeur du travail, ceux qui en manquent tant. Les stigmatiser davantage, les marquer au coin de la défiance et du soupçon, cela est indigne de notre société. En tous cas de celle à laquelle je crois et pour laquelle je continuerai à me battre.

A ce sentiment de peur et d’impuissance qui gagne nos concitoyens, nous devons répondre à la fois en traitant l’urgence, en garantissant au quotidien nos conditions de vie, tout en construisant ensemble les bases d’un nouveau projet politique pour une nouvelle période de développement. Cet avenir dépend de nous, de notre confiance à vouloir changer les choses, de la confiance dans les valeurs de solidarité et de justice sociale que nous portons, de notre capacité à travailler ensemble, à anticiper, et surtout de notre persévérance.

Certes, nos moyens d’agir ne sont plus les mêmes qu’avant la crise, les financements publics sont mis à rude épreuve par la crise des dettes souveraines, l’impact  de la réforme fiscale, le retrait de l’Etat dans le financement des politiques sociales ou du logement. Mais notre responsabilité en tant qu’élus est de garantir nos actions et nos missions de service public, de garantir le juste équilibre de nos recettes, de nos dépenses et de nos investissements pour l’avenir. Avec moins nous devons faire autrement, et mieux.

Avec les partenaires institutionnels et associatifs de l’action sociale, nous devrons œuvrer collectivement et nous montrer particulièrement vigilants face aux situations de précarité déjà identifiées, et à celles que l’on pressent malheureusement pour l’avenir : il ne faut relâcher ni notre attention, ni notre écoute envers les plus fragiles, en leur apportant le soutien nécessaire pour enrayer le cercle vicieux de la précarisation, mais aussi en développant des stratégies de prévention en direction de tous, pour répondre au défi du maintien de la cohésion sociale.

Si notre modèle social fondé sur la solidarité nationale est largement remis en cause, et que de nouveaux risques apparaissent, il est primordial de s’interroger sur la place et la responsabilité de tous les acteurs de la solidarité, à commencer par celui de l’Etat, garant de la solidarité nationale.

Depuis plus de vingt ans, nous avons fait le choix, à Nantes, de mener une politique volontariste, qui veille à répondre sans cesse aux défis de la solidarité et de la justice, et ce, dans l’ensemble des politiques publiques mises en œuvre sur notre territoire.

Pourtant, on constate, à Nantes comme partout ailleurs, les limites de l’action locale.
Et à l’heure où les besoins sont immenses, on ne peut que déplorer le désengagement financier de l’Etat.

Les collectivités locales et le monde associatif ne peuvent à eux seuls pallier l’absence de volonté politique au sommet de l’Etat. Sans l’impulsion du Président de la République et du gouvernement, nous ne pouvons que gérer l’urgence, tant bien que mal, et nous y arrivons de plus en plus difficilement devant l’afflux de nouveaux publics.

Pour le Président de la République et son gouvernement, déléguer le traitement des situations d’urgence à des associations, c’est s’en débarrasser, c’est se défausser, c’est abandonner à d’autres une mission que l’on ne veut plus assumer soi-même.

Ce n’est pas notre conception de l’action publique envers les Français les plus vulnérables. Le futur Président de la République devra fixer un cap et des objectifs à moyen terme.

L’action sociale s’inscrit, par nature, dans un temps long qui ne cède rien à l’immédiateté.
Travailler sur l’humain exige de la patience et de la constance dans les choix, deux qualités qui ont singulièrement fait défaut aux politiques menées depuis 5 ans.
Stefan Zweig le disait, « Ils seront toujours nécessaires ceux qui indiquent aux peuples ce qui les rapproche par-delà ce qui les divise et qui renouvellent dans le cœur de hommes la croyance en une plus haute humanité ».

Cette plus haute humanité, c’est en chacun de nous qu’elle doit trouver un avocat ardent, un infatigable militant!

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Claude Guéant et le scandale de l’IGS

Reuters/CHARLES PLATIAULes poursuites judiciaires intentées par le ministre de l’Intérieur contre notre collègue Bruno Le Roux relèvent d’une tentative inadmissible d’étouffer le scandale de l’IGS par l’intimidation.

La machination qui a conduit l’IGS à monter des accusations fausses contre des fonctionnaires de police intègres pour des raisons politiques est une affaire très grave. Elle porte atteinte à l’impartialité de la police nationale et révèle une tentative d’instrumentalisation politique d’un de ses services les plus prestigieux.

De par ses fonctions successives depuis 10 ans au ministère de l’Intérieur et à l’Elysée, M. Guéant a assumé la tutelle directe de cette administration et par là même doit répondre de sa responsabilité comme de celles de ses subordonnées dans cette affaire. Il doit également réparer le terrible préjudice moral et professionnel qu’ont subi les cinq fonctionnaires injustement accusés.
Dès hier, lors de la séance de questions au Gouvernement, Jean-Jacques Urvoas a d’ailleurs interpellé Claude Guéant à ce sujet:

C’est notre mission de contrôle parlementaire de lui demander des comptes  et aucune menace ne nous intimidera.

 

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La campagne de calomnies du gouvernement et de la majorité doit cesser

Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, a tenu aujourd’hui des propos outranciers et parfaitement indignes de sa fonction. Selon lui, les conséquences d’une victoire de la gauche aux élections aurait “des conséquences économiques et sociales comparables à celles provoquées par une guerre”. Je lui ai immédiatement écrit, voici la copie de mon courrier:

Paris, le 11 janvier 2012

Monsieur Bernard Accoyer
Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Président,

Je tiens à vous exprimer la protestation des députés socialistes, radicaux et citoyens à la suite de votre discours de vœux à la presse où vous avez laissé entendre que la victoire de la gauche  aux élections « pourrait avoir des conséquences économiques et sociales comparables à celles provoquées par une guerre ». Vous dites avoir été mal compris. Mais la phrase que nous incriminons venait en conclusion d’un réquisitoire des propositions et des positions défendues par le Parti socialiste et son candidat.

Comment le Président de l’Assemblée nationale, garant  de l’esprit républicain et des droits de l’opposition, peut-il se permettre un parallélisme aussi outrancier et caricatural. Comment pouvez-vous assimiler un débat présidentiel à la somme des souffrances qu’a endurée notre pays du fait de ses conflits intérieurs. La guerre est un mot trop grave, trop chargé de drames, pour que le premier responsable de la représentation nationale puisse le manipuler avec tant de légèreté et d’excès à seule fin de discréditer l’opposition républicaine. Ce propos est d’autant plus grave et injurieux qu’il s’inscrit dans une campagne de calomnies du gouvernement et de la majorité à l’encontre de notre candidat à l’élection présidentielle, François Hollande.

Ce dévoiement du débat démocratique et de l’institution dont vous avez la charge doit cesser. Votre fonction vous impose le devoir d’y mettre un terme en présentant vos excuses. Nul ne peut gagner à une telle surenchère d’invectives et les Français rejetteront ceux qui, en y participant, les auront privés du grand débat démocratique auxquels ils ont droit.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Marc AYRAULT

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